Bienvenue dans ces bois

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Quelques traces laissées dans la neige

Racontent une histoire vécue et oubliée

D'une âme évoluant entre ces vivants piliers

Lisez, et entendez cette geste

Où se dessine la silhouette d'un félin fantôme

Vale

Jeudi 26 juin 2008


Mon père m'en a parlé: "j'ai vu ça à la télé, je me suis dit que ça allait te plaire !". J'ai ris en disant que non. L'idée était bonne mais j'avais vu le premier et franchement, c'était mauvais.

Eh bien je suis quand même allé le voir avec Gilmara ... et je n'ai pas été déçu ! Loin de là !

Qu'est ce qui a flingué le premier film ?
- un abruti de satyre et de gros boulet de castors
- des personnages au charisme de poule
- des armres bling bling et une absence de sang
- aucun sérieux

Les armes bling-blings sont toujours là ... mais tout s'est largement amélioré !
Tout d'abord, mentiuon spéciale pour le nain Trumpkin, joué par Peter Dinklage:

Il était vraiment digne d'un Bruenor Battlehammer, et j'aurais aimé le voir avec une hache à la main ! C'est le premier nain (au sens fantasy du terme) que je vois crédible à l'écran ! On est loin du plaisantin de Donjon et Dragon !

Les acteurs ont toujours des têtes d'anglais ... ce qui tient debout même si ça leur donne une drôle d'effet. Le Roi Peter n'a a aucun moment la classe du latin Prince Caspian. Même si ce dernier pleurniche un peu trop à mon gout ... On revient par ailleurs au conflit anglais-espagnols qui me rappelle les Tudors et l'opposition entre ces mêmes nations pendant la renaissance. Effet renforcé par le style des costumes des Telmarins (nation de Caspian).

Les créatures étaient sympas, peut etre surjouée pour la souris mais bon ... ça passait plutot bien ! Je n'aimerais pas me retrouver au combat face à un de leurs minotaures ! Aztlan arrive au dernier moment, après avoir laissé tué la moitié de son peuple, ce que je trouve un peu naze quand même, enfin ...

Pour terminer, on sent que tout n'est pas dit: les personnages jouent leur rôle suffisamment bien pour qu'on sente que leurs actions sont motivées, qu'ils ont une psychologie propre ... mais dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants, faute d'avoir lu les livres. Certains sont clairs: ils ont règné en étant adulte et c'est pas cool de redevenir gosses, les sentiments entre Suzanne et Caspian, la place à peine laissée à Edmund et l'orgueil de Peter ... tout aurait pu etre plus creusé.

Voilà, pas mal quoi. Pas un chef d'oeuvre, mais loin d'être la bouse à laquelle je m'attendais. Bien joué ! Et j'espère un Chapitre 3 plus sombre et plus adulte encore.

par Toan publié dans : Médiasphère
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Mercredi 18 juin 2008



Voici mon oral de littérature de jeunesse présenté pour le crpe, en 10 minutes: 

 

 

L'oeuvre choisie est Izabal, l'enfant oiseau, de Gérard Moncomble et illustré par Claude Cachin. Gérard moncomble est un auteur de littérature de jeunesse ayant étudié la psychologie et la sociologie. Il collabore une nouvelle fois avec Claude Cachin, publicitaire et illustrateur, après le Journal d'un Sapin de Noël. Si les oeuvres habituelles de Moncomble sont teintées d'humour et de légèreté enfantine, Izabal prend un ton grave et profond, accentué par les couleurs puissantes de Cachin. Les thèmes traités ainsi que la complexité de l'album le destinent plus particulièrement à des élèves de cycle 3, en cm1 par exemple. Je vais vous lire les premières lignes de l'album.

 

[Lecture de l'extrait]

 

Pour analyser cette oeuvre, je vais tout d'abord procéder à une analyse de l'image. Claude Cachin utilise des couleurs vives et puissante tout au long de l'histoire. Le style n'est pas sans rappelé celui de Gaugin dans son travail tahitien, faisant ainsi montre d'un exotisme saisissant et envoûtant.

Sur la première de couverture, on peut voir Izabal, serrant contre elle son ocarina, avec un air appeuré. On notera en arrière plan, sur les pictogramme mayas la présence d'une ombre menaçante, hérissée de crocs, mais dont la source n'est visible que si on voit que c'est Quetzal qui est la source de lumière. Cette sourde angoisse se croise avec l'étrange impassibilité du visage d'Izabal tout au long du récit, ajoutant sa note grave à chaque illustration. Ce pendant, en observant différemment, on voit que la lumière a la forme de Quetzal, animal-totem d'Izabal. Cet oiseau, symbole de liberté, représente à la fois le père d'Izabal et sa propre capacité à communiquer, à être au monde.

Dans l'album, on peut observer que chaque scène est éclairée par une lumière jaune, rendant parfaitement les couleurs et l'ambiance de l'univers maya. Seuls lors de la scène d'ouverture et en scène finale, l'action se déroule sous la lune. C'est comme si l'histoire se déroulait sur une seule et longue journée, représentant ainsi un cycle, le cycle de la vie d'Izabal, de sa naissance à sa renaissance. De la même façon, on peut relever la présence d'une illustration stylisée de Quetzal sur un mur en début et en fin d'album.

On peut aussi noter une alternance d'illustrations de pleine page, presque éblouissantes avec d'autres plus petites, insérées dans le texte, faisant l'effet de regarder dans le trou d'une serrure. On peut imaginer qu'il s'agit là d'un moyen d'observer une vérité sans pouvoir la percevoir dans son ensemble. Le parallèle tient quant à l'histoire elle-même où on relève des indices tout au long du récit pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire.

 

Image:Paul Gauguin 145.jpgPassons à l'analyse du texte.

Le texte répond au schéma narratif suivant: la situation initiale reflète l'étrangeté d'Izabal, sa naissance, son mutisme et sa solitude. L'élément perturateur vient avec le rituel du passage à l'age adulte d'Izabal, elle a 12 ans, et son père lui offre un ocarina. Grâce a ce dernier, Izabal commence a jouer et à communiquer avec les oiseaux qui deviennent ainsi des adjuvants. Après au rebondissement de l'oiseleur, le dénouement a lieu avec la libération par le père d'Izabal et sa renaissance. La situation finale est heureuse.

La narration est à la troisième personne. On suit de l'extérieur le parcours d'Izabal. Cette distance mise par la troisième personne concerve le mystère d'Izabal: elle est muette même pour le lecteur.

Le récit est parsemé de noms étranges, de mots compliqués, de métaphores et laisse une grande place à l'implicite et à l'interprétation. Cet alliage participe à l'aura mystérieuse d'Izabal et de son histoire. Si le vocabulaire riche et les noms exotiques peuvent sembler être des obstacles, ils créent une distance qui permet une identification particulière aux personnages, quant aux métaphore, à conditions d'être comprises, elles offrent une compréhension instinctive et intime de l'album, participant par là aussi à l'ambiance.

Enfin, l'élément documentaire de l'album n'est pas moindre, on y voit les modes de vie, les rites et les croyances de la civilisation maya.

 

La richesse plastique, littéraire et sémantique de l'album nous paraît très interessant. Une analyse fine du texte et de sin interprétation est nécessaire pour l'enseignant, mais il paraît cependant peu opportun de tout décoder avec les élèves. Afin de travailler avec une classe de CM1, voici comment je procèderai:

 

6 séances étalées sur 2 semaines. A chaque séance une lecture d'une partie de l'album soit par lecture magistrale à haute voix, soit par lecture silencieuse des élèves. S'en suivrait alors un temps de travail, par groupes de 4 ou 5, pendant lequel les élèves répondent ensemble à une série de question portant sur: L'explicite du texte, l'implicite du texte, l'interprétation du passage lu et enfin une anticipation possible de la suite. S'en suit alors une mise en commun permettant de débattre sur l'oeuvre, l'interprétation et l'anticipation. Conformément à ce que doit être la lecture littéraire, il ne s'agit pas de mener les élèves à une interprétation unique mais de faire le point sur les lectures possibles de l'oeuvre, en restant fidèle aux indices laissés par l'album. Il en va de même pour ce qui est de l'anticipation.

Les programmes insistent sur l'intérêt des lectures en réseaux autour d'une oeuvre:la comparaison de plusieurs textes permet à l'élève de construire ses connaissances littéraires. On peut envisager ici la lecture de récits sur les thèmes de l'adoption, du deuil ou de la renaissance avec un roman tel que Je te sauverai, de Eric Simard qui reprend de nombreux thèmes d'Izabal l'enfant oiseau, Le collier d'Adeline, de Didier Poitrenau, ou encore L'enfant des Neiges de François David. On peut aussi choisir de s'interesser à la vie des enfants dans d'autres cultures, avec Inukshuk, le garçon de pierre, autre album de Gérard Moncomble ou encore Siddhima et la déesse.


Le parcours initiatique d'Izabal s'enracine autour de son passage à l'âge adulte. Les enfant de cycle 3 approchent eux aussi de cette période, par l'identification permise par les différents procédés utilisés, peuvent apprendre de l'expérience d'Izabal, et s'en approprier les évolutions, les ressentis. Ce pénomène sera d'autant plus fort lorsque des élèves vivront eux-même dans des situations familiales complexes.





Le site de l'illustrateur:
http://claude.cachin.free.fr/

par Toan publié dans : Médiasphère
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Lundi 2 juin 2008
par Toan publié dans : Médiasphère
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Dimanche 25 mai 2008
Petite dédicace à notre polonais expatrié au pays du soleil levant, j'ai nommé Axel !

HaVe FuN !
(en plus, j'aime bien la mélodie piano et je kiffe  à mort la chorégraphie de ouf)


RIP SLYME Nettaiya
envoyé par viss73


'scuses aux familles, tout ça ...
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Lundi 28 avril 2008
par Toan publié dans : Médiasphère
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Jeudi 24 avril 2008

Whouaip madame, on dirait un vrai slogan pour geek ! On devrait même en faire des autocollants !




Tout d'abord, qu'est ce que la neutralité d'internet ?
C'est un principe d'égalité:pour un même débit, un arrive à une même vitesse à tout les sites. Nous sommes donc tous égaux devant internet et ses fluctuations. N'est ce pas merveilleux ? Oui, on s'en rendait pas compte mais en fait, ça veut dire que riche ou pas, si tu as internet eh bien tu es logé à la même enseigne.

Mais voilà, ça ne plait pas à certaines entreprises qui se disent: hey, si on faisait payer les sites pour que les gens qui nous paieraient eux aussi puissent arriver plus vite sur certains sites ? Vous me suivez ?
Exemple: Virgin. Eh bien voilà, Virgin est fournisseur d'accès à internet. Un site commercial paye Virgin pour que ses clients arrivent prioritaires sur le site (contrat commercial quoi). Virgin gagne de l'argent, le site aussi. Parallèlement, les clients de virgin, paient un abonnement spécial, plus cher, pour accéder plus vite à ces sites commerciaux. Et hop, Virgin gagne encore plus d'argent. N'est ce pas merveilleux pour notre ami Virgin ?

Voilà, je trouve ça inadmissible !!!!
On est encore pris pour des produits qu'on vends et qu'on exploite. Résultats, la communauté geek/nerd se révolte et on trouve plein de choses sur le net dont, le plus surprenant, une demoiselle qui veut vendre son corps pour lutter contre cette exploitation! C'est bizarre, non ?

Son site: http://dontstayvirgin.movielol.org/main2.php

Sa vidéo:


QUOTE:
Anal sex is negotiable, although Tania will cease the performance immediately if any form of 'surprise buttsex' occurs
Je ne sais pas si c'est un fake ou non ... mais il y a bien un site, un contrat en tout ... bref. That's strange. Je ne sais même pas si je suis d'accord ou non.




Autre article sur la neutralité d'internet: http://www.nioutaik.fr/index.php/2008/04/15/533-neutralite-d-internet-ah-ah-fuck-it

 

par Toan publié dans : Médiasphère
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Dimanche 20 avril 2008

Très bientôt, Street Fighter IV va sortir. C'est un jeu de baston, et, du peu que j'ai vu, il a l'air mauvais. Les concepteurs n'ont en rien profité de la 3d, c'est moche, les persos ont l'air d'être coulés dans du béton ... bref, le jeu sent la chaussette pourrie.



Pourtant, je reste un fan d'un personnage ... Chun Li !
Pourquoi ? Parce qu'elle est classe ! Ouaip, certains sont trop fan de Lara Croft, d'autres d'Alice de Resident Evil (mais ils se sont tous pendus suite aux films ...). Moi, c'est Chun Li. Elle est forte, féminine, rigolote. Elle dit "Yatta!" (comme Hiro Nakamura !) et ça aussi, c'est classe. En plus, elle danse la salsa:



Elle est la première combattante de sexe féminin à être apparue dans la série (dans Street Fighter II), et a révolutionné le concept des personnages féminins dans le monde des jeux vidéo, étant donné qu'elle avait un rôle "fort" de femme d'action au lieu d'être une simple "demoiselle en détresse" à délivrer.

Chun-Li est née en République populaire de Chine le 1er mars 1968. Elle est agent d'Interpol et a décidé de détruire M. Bison, maléfique leader de l'organisation terroriste Shadoloo, qui a tué son père. Elle s'est durement entraîné au Kung-fu et au Taichi pour cela.

Son habit classique est une qipao bleue, des bottes blanches, des collants bruns, des bracelets à piques et des rubans blancs dans ses habits et ses deux chignons. A partir de Street Fighter Alpha, elle aura un costume plus "sportif", sous la forme d'un unitard moulant bleu et des baskets. Elle conservera cependant sa coiffure, trop associée à elle.

Son statut de star féminine est contesté dans la version Super Street Fighter II, avec l'apparition de Cammy. Puis, la série des Street Fighter Alpha/Zero verra apparaître d'autres combattantes. Elle gardera cependant une grande popularité auprès des joueurs.

  • Le prénom Chun-Li signifie "joli printemps".
  • L'attaque fétiche de Chun-Li est incontestablement son coup de pied hyper-rapide (flash kick ou Hyakuretsukyaku).
  • Dans l'adaptation en film, Street Fighter de Steven E. de Souza, Chun-Li est interprétée par Ming Nah.
  • La phrase fétiche de Chun-Li est "Yatta!" (ce qui signifie en japonais "j'ai réussi!", "j'y suis arrivée!" ou "youpi!") quand elle gagne un combat, une exclamation qu'elle accompagne souvent d'une manifestation de joie enfantine. Dans la série des Alpha, ce comportement restera et tranchera curieusement avec la profondeur plus sérieuse qu'a pris le personnage.

Son poids est inconnu. Sa biographie se contentant de dire : « Elle ne veut pas le dire ».

  • On peut dire avec certitude que Chun Li est l'un des personnages les plus marquants de l'histoire des jeux vidéos.

Interprêtée par Jackie Chan dans City Hunter
(Nicky Larson tombe dans une borne de jeu vidéo et incarne soudainement plusieurs personnages de street fighter ... scène d'anthologie, pardon pour la mauvaise qualité)




Elle a trop la classe contre Vega dans l'anim'


Enfin, en version originale, dans le jeu Street Fighter II:

par Toan publié dans : Médiasphère
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Vendredi 18 avril 2008

 Petit exercice de style, au milieu de mes révisions !

Voici ma version d'un texte de Nihilya. Lisez les deux, dites nous ce que vous en pensez ... J'ai bien aimé l'original. Peut être que j'y apporterai un fin qui serait mienne, différente probablement, de la sienne. :)
Voilà, et toi, qu'en dis tu, Nihi ?

morrigan.jpg
La Morrigan, partie 1

 

La lumière du ciel me surprend. Incompréhension. Que fais-je donc ici ? Je sens l'herbe mouillée entre mes doigts de pied, une brise fraiche se lover entre mes omoplates et me faire frissonner. J'ai froid. Les larmes n'ont pas encore sèchées et je goûte encore leur sel, sur mes lèvres. Je ne comprends pas où je suis, il fait nuit noire, mais j'apperçois une colline, avec quelques arbres. Et ce ciel, ce ciel ... trois longs mois que je ne l'avais pas vu ! Ah, les étoiles ...

Je frissonne. Mes seins pointent sous le lin. Le lin .. ? Cette robe de lin ne m'épargne pas la fraicheur de la nuit. Je refuse de réfléchir à ce qu'il a pu advenir du t-shirt offert par mon homme .. Un ombre voile, l'espace d'un instant, l'éclat de la lune. Un corbeau. Ce dernier appelle. Croâsse. Croissent ses ailes, alors qu'il plane et se pose sur un pin proche. Il semble attendre quelque chose, tourne un peu la tête sur le côté, ses yeux de perle me lorgnant. Je me sens perdue, triste. Je ne vois pas où il veut en venir avec ses affreux croassements. Et il gèle ici ! Croassement. Encore !

« Ferme la ! » lui hurlais-je. Il semble désapointé, se tait un instant, tournant la tête de l'autre coté.A nouveau, il étend ses ailes et plane lentement vers moi. Je ne veux plus être là. Ce n'est pas drôle. Je sens cette boule énorme crever ma gorge, je veux pleurer, seule, dans mon lit ... Les yeux fermés, je sens la lourde créature se poser sur mon épaule nue. Ses serres égratignent un peu ma peau si blanche dans la nuit.

Il fait soudain plus sombre. Je lève les yeux vers le ciel, et le corbeau, sur mon épaule, pousse un son fort, désarticulé, agressant mes pauvres tympans. C'est alors qu'une nuée de croassements lui répondent, et le nuage qui occultait le firmament nocture se sépare en lambeaux ... Des milliers de corbeaux, des bancs entiers qui planent au-dessus de nous.

Ils me regardent tous, avec leurx yeux fixes. Ce que je croyais être un rêve ressemble de plus enplus à un cauchemar. Ils viennent sur moi, planent autour de moi, me frôlent. Je sens leur odeur âcre, la caresse de leurs plumes ... Ils s'en vont se poser sur les arbres proches. Cette entité multiple me fixe, me jauge. Je suis effrayée. Mes yeux s'écarquillent. En se posant, les oiseaux ont libéré une silhouette, comme si cette dernière, faite d'ombre, n'était qu'un assemblages de leurs noirceurs. Elle se redresse.Une déesse foulant le sol. Je perds les pédales ... Une cape ocre, flottant au vent, une lance où miroite les reflets de la lune. Je me sens rétrécir, je voudrais m'incliner devant elle. Lui, sur mon épaule, semble attendre, et me rassure par sa seule présence. Elle se tient, hautaine, droite, sur un char de guerre. Finalement, mon lit, mon t-shirt, mes larmes ...peut-être était-ce cela, le rêve. Car rien ne me semle plus réel, plus prégnant que cette présence.

La Morrigan. Ce mot résonne dans ma tête, comme une évidence ... C'est Elle.

Sa lance vibre quelques secondes après qu'elle l'ait plantée dans le sol. Son char se positionne à gauche. Elle semble attendre et mon coeur se serre. Je perds pied, et comprends de moins en moins ce que je fais ici, ce qu'on attend de moi. Pourquoi cette antique déesse guerrière ? Résonne en moi une fibre ancienne ... Elle fixe la lance, semle attendre, neutre, impartiale. Peut-etre dois je prendre part à un combat, avec cette lance. Je ne sais pas. Je tremble. J'ai froid. J'ai peur. Un duel. Un vainqueur. Un perdant. La vie, la mort. C'est la Loi, je le sais, ça l'a toujours été.

Je gémis lorsque une entaille profonde se fait dans mon épaule. Un lambeau de chair entre les serres, mon compagnon ailé s'envole, et laisse choir son butin sur la lance, l'entâchant de sang. Mon sang. Je le vois dégouliner sur ce pilum. Ma chair, mon sang, moi, déjà morte sur cette lame ? Cette menstrue, ce don semle peu à peu absorbée par le métal qui se déforme, fond, grandit, se divise ... La blessure à l'épaule me mortifie ... le gèle s'insinue par là, fait sien chaque parcèle de mon corps. Pourtant, mon ccoeur bat à tout rompre. Mes tempes veulent éclater. L'estomac noué, je sans un danger iminent ... sans pouvoir en déterminer clairement la source.

Un fantôme se détache alors dans l'air, face à moi.Il prend peu à peu forme, consistance et je la reconnais. Ce qui meglace les sangs. Les cheveux courts, un peu potelée, un port altier, orgueilleux et une moue de concentration. Je la connais si bien ... Elle porte un plastron rouge et une épée à la garde travaillée et à la lame en acier de damas. J'apprécie l'ouvrage et m'étonne qu'elle puisse même la soulever.

Soudain, avec un hurlement à peine humain, elle charge, lame au clair... Stupeur. Je recule, rébuche, tombe. Je me recroqueville sur le sol, attendant la sanction, le coup fatal. Mais seul un rire répond à mon attente. J'essaie de me réveiller, je serre la terre humide entre mes mains, ma robe est mouillée par l'herbe, j'ai froid, je suis trempée. Et ce rire, moqueur, que je reconnais si bien. Elle parle, je reconnais comme miennes chacune de ses intonations, de ces expression.

Je me relève et fais enfin face à celle qui est moi. Reconnaître chacun de ses défauts me mortifie. Voilà. Il est temps, s'affronter. On ne peut fuir un tel combat. Je l'ai toujours su.

C'est la Loi. C'est la Morrigan.


Photographie de Nihi par Auriane

par Toan publié dans : Médiasphère
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Mardi 15 avril 2008
Attention, images de femmes peu vêtues  dans cet article


Voilà, quand j'étais plus jeune je regardais, comme nombre d'entre vous, plein de série tv (bon, je le fais toujours).L'un des premières était ...la Fête à laMaison ! Vous vous souvenez ? Ben voilà, la petite Stéphanie, va être maman. Images:



Full House's Jodie Sweetin Has a Baby Girl | Jodie Sweetin

Autre coup de vieux:
je regardais aussi Une nounou d'enfer ... Bon vous vous souvenez sans doute de la plus petite fille ?
Bon, peut etre avez vous vu la série Californication, avec David Duchovny ...
ben je n'avais pas fait le lien mais:

elle a grandi !!!!
madelinezima02
Scène de Californication ou la metite Madeline Zima finit par coller un coup de poing à son amant ...

bref, tout ça me rajeunit pas ... elle a mon age cette demoiselle ! Enfin bon ... Le temps passe si vite.

Tant que j'y suis à être choqué par les séries, ils vont retourner le Pilote de la série Stargate SG1 après 10 saisons ... et supprimer les scènes de nudité qu'il y avait dedans. Pourquoi ? Parce que les USAiens ils n'ont pas de sexualité, ils n'ont pas de corps nus, ils naissent tout habillés, oui madame !
Images originales du pilote récriminé:
vaitiare_bandera_01


par Toan publié dans : Médiasphère
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Mardi 8 avril 2008

Merci à Aurianne (http://auriane.over-blog.net) pour cette vidéo issue de son blog

par Toan publié dans : Médiasphère
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