Bienvenue dans ces bois

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Quelques traces laissées dans la neige

Racontent une histoire vécue et oubliée

D'une âme évoluant entre ces vivants piliers

Lisez, et entendez cette geste

Où se dessine la silhouette d'un félin fantôme

Vale

Mercredi 25 juin 2008

En quelques années, plusieurs chiens sont venus protéger la maison. 6 chiens, dont 4 sont morts. Amadeus s'est éteint avant-hier. Après les beaucerons, nous avons eu Adaggio et Amadeus, deux dogues allemands. Leurs faiblesse se trouve dans le fait que leur estomac risque de se retourner. Adaggio en est mort il y a quelques mois. Amadeus, son frère, l'a rejoin de la même façon.

C'était deux énorme adorable monstre. Beaux, doux, joueurs et affectueux. Ils me manqueront.  Adios !

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Maintenant, ce sont à nouveau deux beaucerons qui gardent: Callypso et Dieppe. Bonne chance à elles !
par Toan publié dans : Pensée matinale
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Mardi 24 juin 2008
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par Toan publié dans : Things i've seen
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Mardi 24 juin 2008





Justesse No Stress (Parodie du clip de Justice)
envoyé par Lesairsavif



'Nous étions conscients que le clip était sujet à controverse. Nous n'imaginions pas un instant que le débat irait si loin, que nous nous retrouverions à devoir nous justifier sur des sujets aussi graves. (...) Ce film n'a jamais été envisagé comme une stigmatisation de la banlieue, comme une incitation à la violence ou, surtout, comme un moyen larvé de véhiculer un message raciste. (...) Nous avons donc toujours laissé au spectateur le choix de la voir ou de l'ignorer sans jamais tenter d'orienter sa pensée, conformément à l'idée que nous nous faisons de l'art et du divertissement'.
Voilà ce que dit le groupe Justice de son clip ... J'ai mis juste après une parodie pour calmer un peu l'effet de la version officielle.
Ce que je me dis c'est: mais comment peut-on être aussi con ?
Je crois que l'art est bel et bien fait pour transmettre quelque chose, une idée, une émotion. On cherche nécessairement à mettre de soi dans le spectateur/lecteur/écouteur ... L'art n'est jamais neutre, sauf peut-être le croute qu'on trouve dans les hotels, et encore ! Quoiqu'on fasse, on n'est jamais neutre, on donne toujours, et on influence, ne serait-ce que très légèrement l'être qui est en face. L'humain est dynamique, il est en évolution constante, en relation constante avec son environnement. L'art est un puissant facteur, tout comme les médias, dans la construction de l'être.

Je vous laisse juge de tout ça. Le clip est bien réalisé. Mais je me demande encore: quel but ?
par Toan publié dans : Pensée matinale
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Lundi 23 juin 2008


Petite mélodie triste
      Tintent les clochettes du soleil
Rires enfouis sous les frondaisons d'hors-coeurs
                                   Grise nos temps comme ces oiseaux moqueurs

Serre moi, serre moi avant que ne s'échappe

        Le dernier battement des coeurs [de nos paupières] sous les ailes offerte de papillons

                                                                                                Octarine est ta voix, sous les fragance des orages






Nonsense'lawfull ...

par Toan publié dans : En bref, à chaud, là comme ça ...
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Lundi 23 juin 2008
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par Toan publié dans : Things i've seen
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Lundi 23 juin 2008

Lorsqu'on saute à l'élastique, il y a plusieurs moments.

Juste avant le saut: la peur
La première chute: terrifiante, mais intense
Le rebond: l'euphorie, lenteur, joie
La seconde de vide
La seconde chute ...

Depuis une semaine maintenant, je suis dans la seconde de vide. En suspension en l'air, juste après l'euphorie post-concours. Il reste une épreuve mais ... elle sera vite passée. Et maintenant ? Je n'ai pas écrit ces derniers jours. Parce que je ne sais quoi dire. Parce que je ne sais pas ce que je vis. Je pourrai y jeter un coup d'oeil en arrière, plus tard. Mais pour le moment, j'avance à l'aveuglette. Sans savoir où je pose mes pieds.

Je ne sais pas ce que je fais.

Les journées passent. Je fais ce que j'ai à faire, avec plus ou moins d'entrain. Mais il manque un moteur. Quelque chose.J'ai été tellement habitué à la rengaine du concours, à sa pression que maintenant qu'elle s'est allégée ... eh bien je trébuche un peu.

Qu'importe ? Au fond, je vais bien. Je crois. Un pas après l'autre. Toujours ...


par Toan publié dans : En bref, à chaud, là comme ça ...
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Vendredi 20 juin 2008




78,0





C'est hier, en expliquant à mes copains de l'IUFM que je n'utilisais pas de déodorant que j'ai dû aborder le sujet de la pierre d'Alun ... J'utilise cette pierre très pratique comme déo et aussi après m'être rasé, notamment si je me coupe !



L'alun (du grec als, alos: le sel) est un sulfate double d’aluminium et de potassium. On l'emploie entre autres comme mordant pour la teinture du tissu. Extrait dans diverses régions, notamment près de Phocée, en Asie Mineure.

L'alun est un antiseptique et un astringent. Il est donc utilisé comme déodorant (pierre d'alun) : il régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte contre les odeurs. Il est aussi utilisé comme après-rasage pour apaiser le feu du rasoir : son action astringente permet d'éviter les effets de poils incarnés et son action coagulante évite les saignements après les petites coupures de rasage. La pierre d'alun s'utilise humidifiée à l'eau froide en la passant lentement sur les zones à raser avant ou après le rasage.

Il est d'autre part utilisé comme coagulant dans le traitement de l'eau potable.


A utiliser avec modération cependant: l'aluminium peut s'avérer toxique à forte dose.

par Toan publié dans : Pensée matinale
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Jeudi 19 juin 2008


78,5



Qui suis-je ?

Définitivement, je ne suis pas celui que je vois dans la glace. Et pourtant ...

RetraiteDepuis des années, j'ai toujours estimé que l'on devenait ce que l'on voulait être. C'est une pure question de volonté. Et je le crois toujours d'une certaine façon. Aujourd'hui, je suis la somme, le mélange de tout ce que j'ai voulu être à différentes époques.

Je me sais capable de beaucoup. J'ai aussi connaissance des mes faiblesses, de mes failles. Et je les compenses du mieux que je peux, je fais avec. Mais qui veuille-je être aujourd'hui ? Je ne suis plus certain de rien. Plus le temps passe, plus mes absolus de dissolvent.

J'ai voulu être un chevalier, noble, courageux, solide. Un samouraï à l'honneur infaillible. Qui jamais ne faiblis, jamais ne cède un pouce de terrain à l'adversité. Véritable paladin. Pas un vice, pas un péché. Ah ! Je pouvais en faire des leçons de morales ! Mais je suis humain après tout. Et j'ai failli. A plusieurs reprises. Sur différents plans. J'ai arrêté la fac de droit, je n'ai pas été un bon compagnon, peut-être même ai-je été, à certain moment, un mauvais ami, un mauvais fils et un mauvais frère. Sombre égocentrique que j'étais.

J'ai tenté d'être franc-tireur. Libre pirate de la vie. Faire ce que je veux, n'importe comment. Profiter, simplement profiter. Avoir du panache, être sociable, être classe, être envié aussi. Etre désiré, surtout. Tout en restant moi, geeky, weirdo, différent ... Je crois avoir réussi à une époque. Mais voilà, on n'efface pas l'ardoise de son passé, de ce qu'on est au fond de soi. Et on ne s'autorise pas la folie indéfiniement.

Il m'est même arriver de tenter d'être normal. Oui, je sais, ça n'existe pas. Mais vous voyez, ces gens qui ne se posent pas de questions ! Qui discutent, rencontrent, sortent, s'amusent et vivent. Ces gens qui sont dans la moyenne. Cultivés, mais sur des sujets communs. Sympa, mais pas surprenant pour un sou. Je n'ai pas réussi cette fois. Par orgueil peut-être. Ou tout simplement par peur, par timidité.

La peur ... La peur est un pivot essentiel chez moi. Pour moi, le chose la plus importante, qui force mon respect, c'est le courage. Quelqu'un qui vainc sa peur, c'est quelqu'un de bien.C'est être maître de soi. Ce sont mes vieilles idées mais je n'ai jamais pu m'en défaire complètement. Se maîtriser, se soumettre à sa raison. N'accepter l'émotion, le sentiment que lorsqu'ils sont nécessaire à l'épanouissement. Je méprise les basses passions tout en y étant, comme tout à chacun, soumis. Céder, c'est perdre. Céder, c'est ne plus être humain. Céder, c'est être lâche. Et j'abhorre la lacheté.

Je crois que j'ai constamment peur. Peur de ne p'as être aimé. De ne pas protéger les miens. De ne pas réussir. De ne pas être digne des attentes que j'ai. Cette angoisse me poursuit constamment. Et l'affronter, c'est accepter ma propre humanité. Ma propre finitude, perfectible et perceptible. 

Lorsque je me trouve dans la foule. Comme c'est parfois le cas, notamment dans un festival il y a peu, ou en boîte il y a déjà plus longtemps. Je suis sur mes gardes. J'observe tout le monde, je jauge, j'évalue. Je note chaque chose qui, chez une personne, peut la catégoriser comme une menace éventuelle. Pas pour moi. Je ne crains pas d'être attaqué. Je crains pour celle que j'aime. Je n'y peux rien ça non plus. Mais je suis ainsi, un peu macho peut-être. Je dois protéger. Comment alors s'amuser si on est sans cesse en train de craindre les pires choses ? Je suis un brin parano dans ces moments là. Et j'ai énormément d'imagination. Parfois c'est idiot, infondé, à d'autres moment, carrément pas, et je le sais. Me laisser aller dans ces moments là, c'est difficile pour moi. Impossible. 

Je suis toujours mes intuitions. Elles sont souvent bonnes. J'ai su quel sujet allait tomber à quelques exams. Jeme souviens particulièrement d'un exam de psycho sociale. 1 heure avant, j'ai cette pensée "ça vatomber sur le Soi". Hop, je me mets à revoir le Soi en psycho sociale et c'est ce qui est tombé. Lorsque des gens arrivent chez moi, il n'est pas rare que je me lève et aille à la porte avant qu'ils sonnent. Je ne sais pas pourquoi. Parfois j'utilise juste un chemin différent parce que ... je le sens comme ça. C'est peut-etre des coïncidences, en tout cas, ce n'est ni raisonnable, ni logique. Mais je vis ainsi.

Et donc, si je me sensen danger, je m'écoute. Si je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Je m'écoute. Et quand je suis dans un endroit étranger avec des gens que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam, alors j'écoute constamment ce qui se passe en moi. 

Aujourd'hui, j'ai la peur du concours, de l'avenir. J'ai la peur de ce que je deviens, de mon poids, de mon physique que je ne contrôle que partiellement. J'ai la peur de ma profession, de ce qu'elle va faire de moi, de ce qu'elle va me faire vivre.  J'ai la peur de l'argent, d'en manquer, de ne pas gérer. J'ai la peur de ne plus être heureux, de ne plus pouvoir faire ce que je veux.

Mais je suis moi. Je hais la lâcheté. Je hais céder. Alors un jour après l'autre, j'avance. Je passe mes examens. Je fais mes démarches administratives. J'essaie de faire du sport, de moins manger. J'essaie d'avoir du plaisir dans mes journées, de la vivre le plus positivement possible. 

Pourtant, je me sens souvent si seul. Certain moment sont de véritables rubis flamboyant, beau comme des braises rouges dans une nuit de ténèbres froides. D'autre sont de doux émeraudes qui réchauffent mon coeur et me rendent le sourire. Les derniers sont les profonds saphirs dans lesquels je me perds et m'oublie. Merci à tout ceux qui me font voyager de pierre en pierre, à travers cette longue nuit qu'est parfois notre chemin de vie.





 

par Toan publié dans : Pensée matinale
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Mercredi 18 juin 2008




78,0

"A Sao Paulo, le psychiatre brésilien Oscar Dominguez, 45 ans, tue d’un coup de revolver une de ses patientes parce qu’elle lui parlait de sa vie sexuelle. «Je ne supporte plus ces timbrées», déclare-t-il au procès, le 27 août 1997."

Cette brève montre bien les risques du métier de psy ...

par Toan publié dans : Pensée matinale
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Mercredi 18 juin 2008



Voici mon oral de littérature de jeunesse présenté pour le crpe, en 10 minutes: 

 

 

L'oeuvre choisie est Izabal, l'enfant oiseau, de Gérard Moncomble et illustré par Claude Cachin. Gérard moncomble est un auteur de littérature de jeunesse ayant étudié la psychologie et la sociologie. Il collabore une nouvelle fois avec Claude Cachin, publicitaire et illustrateur, après le Journal d'un Sapin de Noël. Si les oeuvres habituelles de Moncomble sont teintées d'humour et de légèreté enfantine, Izabal prend un ton grave et profond, accentué par les couleurs puissantes de Cachin. Les thèmes traités ainsi que la complexité de l'album le destinent plus particulièrement à des élèves de cycle 3, en cm1 par exemple. Je vais vous lire les premières lignes de l'album.

 

[Lecture de l'extrait]

 

Pour analyser cette oeuvre, je vais tout d'abord procéder à une analyse de l'image. Claude Cachin utilise des couleurs vives et puissante tout au long de l'histoire. Le style n'est pas sans rappelé celui de Gaugin dans son travail tahitien, faisant ainsi montre d'un exotisme saisissant et envoûtant.

Sur la première de couverture, on peut voir Izabal, serrant contre elle son ocarina, avec un air appeuré. On notera en arrière plan, sur les pictogramme mayas la présence d'une ombre menaçante, hérissée de crocs, mais dont la source n'est visible que si on voit que c'est Quetzal qui est la source de lumière. Cette sourde angoisse se croise avec l'étrange impassibilité du visage d'Izabal tout au long du récit, ajoutant sa note grave à chaque illustration. Ce pendant, en observant différemment, on voit que la lumière a la forme de Quetzal, animal-totem d'Izabal. Cet oiseau, symbole de liberté, représente à la fois le père d'Izabal et sa propre capacité à communiquer, à être au monde.

Dans l'album, on peut observer que chaque scène est éclairée par une lumière jaune, rendant parfaitement les couleurs et l'ambiance de l'univers maya. Seuls lors de la scène d'ouverture et en scène finale, l'action se déroule sous la lune. C'est comme si l'histoire se déroulait sur une seule et longue journée, représentant ainsi un cycle, le cycle de la vie d'Izabal, de sa naissance à sa renaissance. De la même façon, on peut relever la présence d'une illustration stylisée de Quetzal sur un mur en début et en fin d'album.

On peut aussi noter une alternance d'illustrations de pleine page, presque éblouissantes avec d'autres plus petites, insérées dans le texte, faisant l'effet de regarder dans le trou d'une serrure. On peut imaginer qu'il s'agit là d'un moyen d'observer une vérité sans pouvoir la percevoir dans son ensemble. Le parallèle tient quant à l'histoire elle-même où on relève des indices tout au long du récit pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire.

 

Image:Paul Gauguin 145.jpgPassons à l'analyse du texte.

Le texte répond au schéma narratif suivant: la situation initiale reflète l'étrangeté d'Izabal, sa naissance, son mutisme et sa solitude. L'élément perturateur vient avec le rituel du passage à l'age adulte d'Izabal, elle a 12 ans, et son père lui offre un ocarina. Grâce a ce dernier, Izabal commence a jouer et à communiquer avec les oiseaux qui deviennent ainsi des adjuvants. Après au rebondissement de l'oiseleur, le dénouement a lieu avec la libération par le père d'Izabal et sa renaissance. La situation finale est heureuse.

La narration est à la troisième personne. On suit de l'extérieur le parcours d'Izabal. Cette distance mise par la troisième personne concerve le mystère d'Izabal: elle est muette même pour le lecteur.

Le récit est parsemé de noms étranges, de mots compliqués, de métaphores et laisse une grande place à l'implicite et à l'interprétation. Cet alliage participe à l'aura mystérieuse d'Izabal et de son histoire. Si le vocabulaire riche et les noms exotiques peuvent sembler être des obstacles, ils créent une distance qui permet une identification particulière aux personnages, quant aux métaphore, à conditions d'être comprises, elles offrent une compréhension instinctive et intime de l'album, participant par là aussi à l'ambiance.

Enfin, l'élément documentaire de l'album n'est pas moindre, on y voit les modes de vie, les rites et les croyances de la civilisation maya.

 

La richesse plastique, littéraire et sémantique de l'album nous paraît très interessant. Une analyse fine du texte et de sin interprétation est nécessaire pour l'enseignant, mais il paraît cependant peu opportun de tout décoder avec les élèves. Afin de travailler avec une classe de CM1, voici comment je procèderai:

 

6 séances étalées sur 2 semaines. A chaque séance une lecture d'une partie de l'album soit par lecture magistrale à haute voix, soit par lecture silencieuse des élèves. S'en suivrait alors un temps de travail, par groupes de 4 ou 5, pendant lequel les élèves répondent ensemble à une série de question portant sur: L'explicite du texte, l'implicite du texte, l'interprétation du passage lu et enfin une anticipation possible de la suite. S'en suit alors une mise en commun permettant de débattre sur l'oeuvre, l'interprétation et l'anticipation. Conformément à ce que doit être la lecture littéraire, il ne s'agit pas de mener les élèves à une interprétation unique mais de faire le point sur les lectures possibles de l'oeuvre, en restant fidèle aux indices laissés par l'album. Il en va de même pour ce qui est de l'anticipation.

Les programmes insistent sur l'intérêt des lectures en réseaux autour d'une oeuvre:la comparaison de plusieurs textes permet à l'élève de construire ses connaissances littéraires. On peut envisager ici la lecture de récits sur les thèmes de l'adoption, du deuil ou de la renaissance avec un roman tel que Je te sauverai, de Eric Simard qui reprend de nombreux thèmes d'Izabal l'enfant oiseau, Le collier d'Adeline, de Didier Poitrenau, ou encore L'enfant des Neiges de François David. On peut aussi choisir de s'interesser à la vie des enfants dans d'autres cultures, avec Inukshuk, le garçon de pierre, autre album de Gérard Moncomble ou encore Siddhima et la déesse.


Le parcours initiatique d'Izabal s'enracine autour de son passage à l'âge adulte. Les enfant de cycle 3 approchent eux aussi de cette période, par l'identification permise par les différents procédés utilisés, peuvent apprendre de l'expérience d'Izabal, et s'en approprier les évolutions, les ressentis. Ce pénomène sera d'autant plus fort lorsque des élèves vivront eux-même dans des situations familiales complexes.





Le site de l'illustrateur:
http://claude.cachin.free.fr/

par Toan publié dans : Médiasphère
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